Quand L. est venue me consulter pour la première fois au cabinet, la collégienne de troisième écrivait déjà lisiblement mais trop grand, ce qui lui faisait perdre beaucoup de temps.
Difficile, pour elle, de prendre en notes l'entièreté de ses cours et de finir ses évaluations.
Un sentiment de frustration envahissait la jeune fille qui ne pouvait pas montrer
toutes ses compétences et obtenir les notes qu'elle méritait.
Ensemble - le travail d'équipe étant fondamental -, nous avons commencé par revoir le geste graphique. Détendre le creux de la main a permis d'allonger les doigts, jusqu'alors rétractés, d'utiliser la mobilité digitale pour mieux former et proportionner les lettres. Auparavant, la collégienne utilisait la force du poignet pour écrire.
Un geste graphique libéré des tensions et crispations
Une fois le nouveau geste graphique intégré (position de la main sous la ligne, glissé du bras sans décoller le poignet, utilisation des mouvements des doigts), nous avons pu nous focaliser sur la taille de l'écriture. Le travail sur la mobilité digitale a offert à L. la possibilité de mieux dimensionner les lettres auparavant gonflées dans la zone médiane (celle des petites lettres). Des formes mieux ajustées rendent l'écriture plus agréable à lire car les hampes (lettres montantes) et les jambages (lettres descendantes)se distinguent mieux des lettres troncs (petites lettres).
Double récompense
Deux bénéfices pour L. :
-
une écriture plus lisible parce que plus aérée (les enseignants ou correcteurs apprécieront)
;
- une écriture plus rapide grâce à la diminution de la taille des lettres et au déliement des doigts.
La voilà armée pour ses évaluations futures comme le DNB en fin d'année scolaire , le baccalauréat et les différents examens et concours qui jalonneront ses études supérieures.
Des bénéfices secondaires primordiaux
Autres bénéfices secondaires : la collégienne a davantage confiance en ses
capacités. Elle se sent plus sûre d'elle avant de passer son brevet des collèges grâce à :
- un geste graphique plus détendu et plus souple (libéré des tensions et crispations),
- une lisibilité accrue,
- un gain de temps retrouvé.
Le confort n'est pas seulement d'ordre graphique.
Il est aussi psychologique.
